La société d’aujourd’hui …

Bienvenue dans le monde …

Quand j’étais petite, j’idolâtrais la vie : je regardais les bisounours et je croyais que tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil … Quand j’étais petite, j’étais naïve, je l’avais cru, moi, Franklin qui savait lacer ses chaussures ! Mais il en a même pas ce menteur ! Avec l’âge et l’expérience de la vie qui malgré mon jeune âge ne m’a pas fait perdre de temps dans les expériences à vivre, je suis plus lucide. Armelle Six est une amoureuse de la vie qui enseigne les choses essentielles de la vie dans des mots simples dans des conférences Youtube ou dans ses livres. Armelle utilise une phrase très juste que j’apprécie utiliser tellement elle vibre en moi : Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises expériences, il y a juste des expériences qui sont faites pour être vécues. J’ai appris et j’apprends encore tous les jours à prendre la vie comme elle vient.

Sauf que la société, ce n’est pas les bisounours… On parle d’Amour, de tolérance, d’égalité. Mais les mots « homosexualité », « sexe », « urine », « excréments » sont tabous … Le mot plaisir l’est également selon le contexte. La société est conditionnée et le fait de rester avec une femme que l’on n’aime pas pour la sécurité et pour les enfants, dans la routine sans bonheur est « normal ». En revanche le divorce, l’homosexualité de deux personnes qui s’aiment, la  différence d’âge de plus de 7 ans (et déjà, je suis gentille), tout cela ne l’est pas. Malgré le travail exemplaire de Master et Johnson dans les années 60 montrant que la femme pouvait avoir du plaisir, des orgasmes, les résultats ne sont pas concluants. Un homme qui raconte avoir joui c’est normal, pour les filles, beaucoup moins.

L’enfant est conditionné à cacher son sexe puisque les parents se cachent et c’est ainsi avec des « ne touche pas ton pénis », de se cacher dès que l’enfant rentre dans la salle de bain, qu’en arrivant à la puberté, le choc est si grand. Qu’est-ce qu’il se passe en moi ? Et la honte qui l’accompagne souvent puisque la nudité est cachée … Surtout, il ne faut rien dire à l’enfant tant qu’il ne pose pas de questions… Prenez les pour des idiots, bien sur. Ce matin, dans un magazine, j’ai vu la pub pour un bouquin « ne bouge pas, tu vas tomber ! : Réussir malgré ses parents ».
Eh oui, parce que la société actuelle vit dans la peur et donc les parents, quand ils entendent transmettre ses valeurs, ils transmettent leur fardeau, leur douleur… La responsabilisation de l’enfant en France est quasiment nulle…

Sinon, il y a aussi ces féministes, ces femmes qui râlent et qui critiquent la chose même qu’elles défendent… Les femmes d’hier ont voulu l’égalité des sexes et vous jouez les victimes … Parce que bon, oui le harcèlement sexuel existe. Je me balade tous les jours en jupe et je ne vais pas vous mentir, ça m’est déjà arrivé, dans le centre-ville de Nantes, dans le métro parisien, etc… Mais je n’ai pas baissé les yeux et je leur ai dit, à tous, que ce sont eux-même qui se rabaissent en faisant cela et qu’en les voyant, je me sens encore plus grande. Cependant, les mecs qui se font tabasser le soir dans les parkings par des mecs bourrés, les mêmes qui parlent aux femmes avec insistance et qui se croient maître du monde, est-ce qu’on en parle ? Les hommes victimes de violences conjugales par des filles qui vont ensuite crier sur tous les toits que frapper une femme c’est bas et mesquin !

À toutes ces infirmières qui par conscience professionnelle, font grève en allant au travail, un brassard sur le bras et qui essayent tant bien que mal de faire de leur mieux avec un effectif réduit, un manque de matériels considérables… Vous faites ça par amour de votre métier, par peur des conséquences : si personne ne venait,… Des détérioration de l’état de santé de certains, le décès d’autres… Mais combien d’infirmières, d’aides-soignantes se sont suicidées, ont fait un burn-out ou sont en maladie professionnelle dans les dernières années sous le regard inexistant des politiques de notre « démocratie » ? Liberté, égalité, fraternité… C’est ce que nous voulons et la plupart, se contente de la surface des choses pour se rassurer sans trop se renseigner, j’avoue que ça fait mal, très mal. Avec tous les morts, les blessées et les maladies créées sans le moindre geste de l’état, ne serait-il pas tant de vous bouger, de vous rassembler et que PER-SO-NNE n’aille bosser ? Les choses avanceraient plus vite mais bon… Vos parents ont dû vous dire de ne pas bouger, que vous alliez tomber…

Donc moi, aujourd’hui, j’ai envie de l’ouvrir et je le fais !

6 commentaires sur “La société d’aujourd’hui …”

  1. Bonjour,
    un texte qui reflète bien le malaise général, la perte des repères et l’éloignement de l’être humain de sa véritable essence.
    La société va mal c’est un fait établi, et si on tentait de changer cela déjà à notre niveau individuel.
    Comment ? En étant à l’écoute de la vie sans prétention, changeons notre façon d’agir et d’inter agir avec les autres…désamorçons la haine, la colère, l’agressivité par une attitude d’écoute, d’acceptation et de propos mesurés. Je l’ai tenté et ça marche, c’est un petit pas mais c’est ainsi que nous avançons au présent n’est-ce pas ?
    Quittons la superficialité pour nous retrouver, bon là il y a du boulot… Et pendant que j’écris le soleil me fait un clin d’oeil par la fenêtre et cela m’emplit de gratitude pour ce cadeau de la nature.
    Le monde n’est pas bisounours, il est en souffrance, il est ce que l’humain crée, apprenons à bien vivre, répétons le autour de nous.
    Meilleure semaine alors, j’ai lu aussi du chaos naissent les étoiles…

    1. Bonjour,

      Oui c’est totalement ça… Honnêtement, j’ai vécu avec un père altruiste, aimant et qui avait une réelle sensibilité et intelligence émotionnelle et une mère fermée et raciste et honnêtement, même si je ne suis pas d’accord avec le racisme, j’ai appris à aimer les autres, quel que soit l’origine, le physique ou que sais-je ? Mais j’ai aussi appris à être tolérante envers les racistes car si l’on ne veux pas être jugé, nous ne devons pas juger autrui. Cela n’empêche évidemment pas d’essayer d’échanger avec la personne pour donner son point de vue.

      Excellente semaine également 🙂

  2. Je réagis à votre texte qui est un bon coup de gueule que je partage ô combien !

    Mais je me permets cette perfide remarque : avez-vous quitté le monde du travail (le marché du travail) durablement ?
    Apparemment, vous avez déjà quitté la rp pour allez sur Nantes ou ses environs, excellent choix !
    Mais sans raconter ma vie, je vais vous dire ceci : je vis actuellement avec un chômage de 508 euros par mois, une APL divisée de moitié sous prétexte que -forcément- je ne suis plus inscrit au RSA et de cette situation je ne me plains pas : je l’ai choisie il y a longtemps et suis passé à l’acte il y a 6 ans.
    Le problème n’est pas tant dans nos conditionnements sociaux que dans nos refus confortables d’aller au bout de nos idées. Par la parole c’est déjà un bon pas, mais par l’exemple des actes, c’est mieux.
    Je ne veux certes pas préjuger de votre train de vie, mais vous pouvez vous imaginer quel est le mien. Vivre avec si peu n’est pas à la portée de tout le monde. Et encore, j’ai désagréablement conscience de dépendre des miettes d’un état que je récuse de toute ma volonté. On se doit malgré tout de faire mieux que survivre, sinon l’exemple aura l’effet inverse.
    Donc je demande, à votre suite, quand allons-nous enfin nous regrouper, solidairement, quand allons cesser de surenchérir sur les mots ou sur la perception lucide de tous les travers de ce monde pour assumer enfin nos paroles dans les actes et devenir le changement en marche ?
    Là aussi, je remarque que les « vrais » sont rares, mais j’en ai rencontré, j’ai l’immense fortune d’en connaitre, et localement, nous cherchons tous à créer nos petits réseaux qui ne demandent qu’à se relier les uns aux autres, partout.
    Je vis en pleine campagne, peu importe laquelle, je vois toutes ces maisons vides, tous ces terrains fauchés 2 fois l’an, je vois l’immense fracture intellectuelle entre des natifs aussi conditionnés que dans les villes et des jeunes et moins jeunes comme moi, précaires, en rupture nette avec le système, mais impuissants à faire mieux que bricoler faute de moyens….
    Les campagnes se meurent et les villes sont devenues des pièges mortifères. Il est temps d’entrer dans une phase d’exode urbain vers les campagnes, car partout il y a à faire.
    Nos conditionnements ne sont pas une fatalité, nos peurs sont surmontables, nos différences sont notre meilleur atout, alors non de non, quand allons-nous cesser d’engraisser le système en cessant d’y participer ??
    Le déséquilibre est déjà flagrant, encore faut-il lui donner la bonne pichenette pour qu’il tombe, plutôt que le soutenir en luttant de façon contre-productive (car souhaitée par le système : « tout ce qui divise » est bon à prendr epour lui, il ne repose que sur ça !) frontalement contre !
    J’apprécie votre tolérance et votre faculté de discuter avec tout le monde. Je suis dans la même logique, afin de ne pas faire le jeu de la division mais chercher ce qui nous rassemble. Mais c’est pas facile, et je crains que nous soyons à l’aurée d’une période de sélection cataclysmique. L’abrutissement continu des foules a atteint des sommets historiques, et cela affecte directement notre dégénéressence physique. J’ai bien peur que ceux qui veulent survivre ne doivent envisager sérieusement de ne pas chercher à sauver ceux qui ne peuvent l’être. C’est terrible à dire, mais le processus de servitude volontaire n’a jamais été aussi massif et étendu. La majorité préfère vivre dans un enfer connu et aime ses chaines, ineptes ou inaptes à se libérer jusqu’à en mourir vivants !!!
    On ne peut pas lutter contre ça si on est du côté de la vie : on doit s’acharner à vivre, pour tous les vivants, pour tout LE vivant…

    Bref, hum, pas l’habitude de m’épancher ainsi… Il faut croire que le sujet me concerne au plus haut point :p !
    Désolé, je suis dur dans mon constat, mais je dis qu’on ne peut compter que sur soi-même pour espérer que les autres changent à leur tour. Il faut agir, agir,et toujours agir, comme si on avait des comptes à rendre au monde entier même si on est le dernier des derniers d’entre les anonymes…. « Ne pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves », ok, mais vérifier d’abord que ce sont bien NOS rêves !
    Corps-dialement

    1. Bonjour Feuler,
      je vous remercie du temps que vous avez prit pour visiter mon site et répondre à cet article.
      Alors pour le milieu professionnel, je travaille dans la photo et essaie d’en vivre à travers divers projets : que ce soit me modeler aux envies du photographes ou au contraires guider et accompagner des amateurs vers le shooting dont ils rêvent. C’est un échange humain très constructif.

      Pour ce qui est du milieu professionnel autre, disons que j’y fais des allers retour. Cela se passe très bien avec les personnes que j’ai en face de moi puisque l’humanité est quand même rare, donc appréciée malheureusement. Cependant avec les collègues et la hiérarchie, cela passe toujours moins bien. Ils font passer cela pour de la naïveté et de la crédulité de jeune adulte pour essayer de ne pas se remettre en question sur le fait que oui, c’est possible de faire différemment.

      Bref, je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. Je suis incapable de mentir, ça se voit jusqu’à la pupille de mes yeux. En même temps, une population qui est conditionnée à vivre dans la peur et la souffrance… C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de télé à la maison. Cela ne m’empêche pas de connaitre les informations mais je refuse que l’on m’ordonne quoi penser.

      Voilà, j’essaie de partager mon point de vue, sans jugements et la vie me permet de faire de superbes rencontres. Je ne dirais pas que je rencontre davantage de personnes ouvertes et sensible à la vie qu’avant… je dirais simplement que je suis désormais assez ouverte en moi même et à la vie pour le constater et l’apprécier.
      Bonne journée à vous

  3. Merci de cette réponse.
    Il est primordial d’avoir des activités qui nous plaisent et ont un sens plus profond que le simple « devoir gagner sa vie ». Je ne dirais pas que vous avez de la chance, puisque je crois fermement que la chance on la provoque et la crée par nos actes.
    Je suis juste content de constater que je ne suis pas seul dans mon Don Quichottisme, et parfois ça fait du bien, même si je l’ai exprimé hier soir de façon un peu rude (?). Mais j’ironise bien sûr : contrairement à l’homme de la Mancha, j’ai toujours en conscience que la lutte n’est pas extérieure mais intérieure, et l’ayant compris, je tente désormais de dépasser cette fichue idée de lutte (encore un beau conditionnement humain celui-là) pour dire un grand oui à la paix par la douceur et la bienveillance.
    Bonne journée à vous

    1. Je vous en prie. Oui c’est vrai que je ne suis pas à plaindre mais parce que je me bats pour, chaque jour. Plusieurs ouvrages de développement personnels m’ont aidé à cela, seriez vous intéressé par une critiques d’ouvrages ?
      Bonne journée

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